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j'ai dû m'tromper d'futur. (vega)

le Dim 12 Aoû - 22:47

les reproches fusent. encore et encore. arès, il n'bouge pas. l'regard posé sur la jeune femme qui lui fait face. regard quasi vide, absent. il écoute sans trop écouter. comme trop souvent. ça aussi, ça finira par lui être reproché, un jour ou l'autre. son manque de réaction qui ne fait qu'envenimer les choses. qui ne fait qu'énerver un peu plus sa petite amie. alors qu'le chien se réveille sous les cris. lui aussi, il est saoul. lui aussi, il aimerait qu'l'appartement retrouve le calme ambiant. mais non. c'est les cris qui remplissent les pièces. gamin qui soupire. forcément. parce que ça l'gonfle qu'elle lui prenne la tête pour des conneries. parce qu'il n'a rien fais d'la journée. pas d'ménage. pas d'course. il a juste dormi arès. sommeil a rattraper. parce qu'il est sortit hier, sans elle, et ça finit aussi par sortir, tout ça. elle le lui reproche sans même savoir ce qu'il a bien pu faire. sans même se douter de ce qu'il a, encore une fois, fais. maman aurait honte.
arès, il choisit la facilité. la fuite. j'te laisse te calmer, tu t'monte la tête bêtement là. alors l'gamin, il met juste ses chaussures. sa veste en main et il s'tire. il a même l'culot de claquer la porte. sur l'trottoir, il réfléchit. il réfléchit à ce qu'il va bien pouvoir faire. pour s'occuper. pour n'pas juste se poser sur un banc dans un parc à attendre qu'les heures passent. main qu'il glisse dans ses cheveux, ses pieds qui commencent à fouler l'bitume. tranquillement. il n'va pas s'presser. il marche. marche. pendant un bon moment. avant d'voir l'étendue bleue au loin. léger sourire aux lèvres. parce que la plage, c'est là où il passe pas mal de temps. parce que même malgré la foule, c'est reposant. le bruit des vagues plus fort que celui des cris. le sable sous les pieds, il s'débarasse de ses chaussures, de ses chaussettes aussi d'ailleurs. l'tout en main pour quelques instants seulement. parce que quand son regard s'pose sur une silhouette familière, il s'en approche et abandonne ses maigres bagages juste à ses côtés. vega. alors, t'as sauvé combien d'vies aujourd'hui ? les bras qu'il vient croiser contre son torse. regard qu'il pose de nouveau sur la jeune femme. elle est belle, vega. même sans être vraiment maquillée. même avec les cheveux mouillés. vega, elle a c'truc. gamine a moitié décalée. à moitié dans son monde, parfois. arès, il s'demande souvent c'qu'il se serait passé s'il avait osé l'embrasser, y'a quelques années. ce qu'il se passerait s'il osait l'embrasser, là. maintenant. y'a l'bras d'arès qui vient s'enrouler autour des épaules d'la gamine pour l'attirer un peu plus contre lui. comme il l'fait souvent. parce qu'ils s'connaissent depuis longtemps. parce que y'a pas cette pseudo gêne entre eux. elle n'a jamais vraiment existé entre eux d'toute manière. tu racontes quoi d'beau vegan ? vegan. c'est l'surnom qui revient un peu trop souvent.


@Vega Jashni

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Re: j'ai dû m'tromper d'futur. (vega)

le Dim 12 Aoû - 23:53

le son de la houle se mêle aux rires enfantins. du haut de son perchoir, vega se laisse portée par sa mélodie quotidienne. dans son crâne résonnent les extravagances de la veille. putain de gueule de bois. elle plane aux dolipranes mille alors qu'son corps frêle supporte que le cinq cents. elle serait bien tentée de soigner le mal par le mal, vega, se taper une bonne pinte pour effacer sa gerbe. mais elle peut pas, le monde des responsabilités à qui elle foutrait bien un gros doigt. alors elle placarde ce sourire bancal sur ses lèvres et se cache derrière ses lunettes de soleil. vega, elle prierait presque pour qu'aucun abruti boit la tasse aujourd'hui, dans l'pire des cas, elle sifflera un collègue.
elle se tape les tâches ingrates, vega. faut dire qu'elle fout pas grand chose - comme souvent ces derniers temps. le cul dans l'eau, elle astique le matos encrassé des algues marines. mais au moins ça l'occupe, ça la garde éveillée. puis elle en profite pour faire trempette, se rafraîchir un peu. elle a pourtant l'habitude, vega, de travailler sous un soleil de plomb, de se taper la chaleur quand elle veut pas se les cailler dans la cabane, à l'ombre, là où la brise fraîche vient vous filer la crève en plein mois d'août. d'un claquement doigt, elle proclame sa pause, comme si quelqu'un allait s'opposer à ce qu'elle se tire dix minutes. sweet sur les épaules, elle se casse de son perchoir, elle aime pas les cons qui lui tiennent compagnie aujourd'hui. des merdeux de saisonniers. les pieds dans le sable, elle se sent bien, en communion avec son essence. elle s'éloigne de quelques mètres, reste en retrait de la foule touristique. là, assise au milieu de rien, elle s'en grille une, les yeux contemplant les vagues. elle s'attend pas à cette présence qui s'arrête et s'installe à ses côtés. cette silhouette si familière qui font se creuser ses joues, plisser ses lèvres avec sincérité. arès. rien qu'celle d'obama, sa femme et ses deux gamines. il paraît que demain on me récompensera d'la médaille d'honneur.  elle hausse les épaules, désinvolte. comme si ce n'était rien. parce qu'elle n'en a que faire de ces gens qui s'étouffe par imprudence alors que les tortues se meurent dans les océans à cause de leur bêtise. vega, elle se laisse cajoler sans rechigner. ça fait du bien en cette foutue journée, ça la calme un peu aussi. elle est bien là vega, dans le creux de son épaule. arès, compagnon d'infortune. elle laisse son regard se poser sur ses traits, juste assez longtemps pour se souvenir qu'elle a un jour été désireuse de goûter ses lèvres. elle sent son coeur qui palpite. foutu myocarde en panne qui suit plus sa raison. elle lève les yeux aux ciels vega(n). tu l'saurais si tu venais vivre à la coloc. piquante, elle l'est, mais avec ce sourire charmeur qui laisse glisser ses mots avec plus de délicatesse. arès, elle a l'impression d'le voir s'éloigner et ça la brise vega. elle a du mal à l'accepter.

@arès adkins

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Re: j'ai dû m'tromper d'futur. (vega)

le Lun 13 Aoû - 18:36

il est encore tôt. trop tôt. il commence pas à bosser avant ce soir. avant tard dans la soirée. vingt heures qu'il doit prendre son service. barman dans un bar sur l'bord de mer. l'cadre qui attire pas mal de monde. qui attire toujours un peu trop de monde pour la superficie du commerce. masse de touristes et quelques habitués. pas bien difficile de les différencier. y'a ceux qui s'émerveillent du paysage. et ceux qui n'y font même plus vraiment attention à force d'le voir, jour après jour. mais arès, il ne se lassera jamais de l'étendue bleue en fond de paysage. du bruit des vagues. de l'odeur iodée. du sable trop chaud qui colle aux pieds mouillés. arès, iil ne se lassera jamais, il ne le pourra pas. parce que l'ensemble de son travail tourne autour de ça. barman dans un bar près de l'eau. professeur de surf. c'est la mer qui lui donne en majeure partie son salaire.
c'est naturellement qu'il se retrouve près de la plage. instinctivement que son regard balaie les alentours. parce qu'il y a de grandes chances qu'il connaisse quelqu'un. parce que vega bosse ici. qu'elle doit certainement bosser là. et son regard ne tarde pas à se poser sur sa silhouette. il la reconnait sans aucune difficulté, arès. même de dos, dans une rue sombre, il arriverait à la reconnaitre. chaque recoin de sa silhouette ancrée dans un coin d'sa tête. alors arès, il s'approche. pied nus, sable brulant qui réchauffe de suite l'extrémité de son corps. gamin habitué à cette sensation. légère sensation de brûlure dans un premier temps. avant de s'y faire. rapidement, il s'installe arès. dépose ses affaires et engage la conversation. pas d'salutation. y'en a jamais vraiment d'toute manière. les banalités bien trop souvent évitées. vega, elle bosse. enfin, elle a plutôt l'air en pause là. parce que si quelqu'un s'noie maintenant, c'même pas dit qu'elle se lève la gamine. il rit, arès, quand elle lui répond. quand elle lui dit qu'elle n'a sauvé que quatre vies. rien qu'celle d'obama et sa petite famille. rien qu'ces quatre vies qui lui confèreront dans les prochains jours la médaille d'honneur. journée plutôt tranquille du coup. tu m'dis quand ils t'invitent, j'veux bien l'numéro d'natasha moi. arès, il peut pas s'retenir d'lâcher ces derniers mots. ceux à propos d'une énième fille. alors qu'c'est vega en face. juste pour voir sa réaction. comme bien trop souvent. il aime la tester, arès. analyser ses réactions. c'genre de choses. mais arès, il l'attire contre lui. son bras autour de ses épaules et la tête de vega contre lui. ils sont bien là. juste tous les deux. à l'écart de tout. à l'écart de tous. comme coupés du monde. dans leur bulle. il sourit, arès, en sentant le regard de vega sur son visage. il ne dit rien. il la laisse faire. s'contente de rire sous le pique d'la gamine. parce qu'il n'a pas emménagés avec eux, en colocation. parce que lui, il a son appartement avec sa copine. et ça ne plais pas vraiment. ça ne plais pas du tout à vega, ça, il l'a bien compris. si tu m'dis que j'ai toujours ma place dans ton lit, j'viendrai plus souvent aussi. il a c'sourire en coin qui étire ses lèvres. on sait même pas vraiment comment prendre l'truc. on sait même pas s'il est sérieux, ou non. pourtant, il l'est. évidement. parce qu'entre eux, ça a toujours été comme ça. squatter chez l'autre. squatter l'lit de l'autre. chez la mère d'vega, rarement. chez les parents d'arès, régulièrement. avec callie, d'temps en temps. et personne t'empêche de venir à l'appartement aussi, hein. ça serait bizarre. tellement bizarre de voir, de retour, vega avec bae. les deux dans une même pièce. il saurait plus où donner d'la tête, arès. il saurait même plus quoi dire ou faire. peur d'merder. peur d'blesser.


@vega jashni

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Re: j'ai dû m'tromper d'futur. (vega)

le Lun 13 Aoû - 20:30

elle est bien tombée, vega, de naître dans une ville comme long beach. parfois elle se dit que sa mère a dû en passer des heures, les pieds dans le sable, pour qu'elle se sente aussi connectée avec l'océan. que peut être son père c'était un foutu marin. parce que vega, elle a parfois l'impression qu'elle n'a pas eu le choix, qu'c'était plus une évidence que délibéré. ça, sa situation professionnelle, l'fait qu'elle passe ses journées entre terre et mer. elle échangerait sa place pour rien au monde. elle est bien là, vega, à se laisser porter par l'infini qui lui ouvre les bras. mais vega, elle a pas bien compris que bosser de jour ça rime avec inconvénients. elle s'tape des cuites comme une gamine de seize pendant les deux mois d'été. elle s'chope des cernes à cause de ces nuits courtes. mais vega, elle s'en fiche. elle a l'totem, elle se sent immunisée. c'est pas la chef ici, mais elle se permet tellement d'trucs qu'on lui dit plus rien maintenant. parce que vega elle a pas l'air comme ça, mais elle sait s'impliquer.
loin du monde, loin de la foule, elle respire. là où personne ne viendra éclater sa bulle, souiller son havre de paix. c'qu'elle aime sentir le contact du sable tiède sur sa peau, les grains se mêler à son épiderme, masser cette couche de cellules qui s'assombrissent au fur et à mesure que l'été avance. vega, elle apprécie l'moment présent, la tranquillité de cette pause qu'elle devine courte, mais qu'elle espère voir s'éterniser. elle veut pas y retourner, faire des faux sourires à ces abrutis à peine majeurs qui se prennent pour zac efron dans baywatch. elle veut rester ici, en tête à tête avec l'océan. seule. ou avec arès. parce qu'arès c'est différent. arès, elle lui dira jamais d'partir, de la laisser tranquille. quand bien même, parfois, elle sent ses phalanges qui la démangent, cette envie de lui en coller une pour qu'il se réveille de ce mauvais conte de fées. et elle soulève ses prunelles, dirigées droit vers le ciel. arès, fidèle à lui même. arès qui s'veut tombeur. j'savais pas que tu tapais dans l'mineur. tu m'diras, elle a une belle paire. sourcils arqués, sourire placardé sur le visage, vega elle sait alors elle s'amuse. elle sait que c'est toujours comme ça, qu'il attend qu'ça. alors elle n'tombe pas dedans, non. jamais - ou presque. elle peut pas se permettre qu'on lise en elle, elle, vega, l'indéchiffrable. vega, l'impénétrable. elle s'foutrait une balle avant de laisser quiconque s'immiscer dans ses pensées. vega, elle le pique au vif quand elle lui parle de la colocation. mais c'est peut-être elle qu'elle blesse le plus finalement, parce que ça doit pas le faire chier autant qu'ça l'emmerde elle. et finalement, elle sait pas bien si c'est ça ou l'fait qu'il habite avec bae. un peu des deux sûrement. ouais, probablement. t'sais très bien que t'y auras toujours ta place, pas besoin d'te faire prier. après j'peux pas t'promettre que t'y fasses pas de drôles de rencontres ceci dit. arès, il peut squatter autant qu'il veut elle l'a toujours dit. à n'importe quelle heure, elle sera toujours la vega. ç'a toujours fonctionné comme ça, eux trois. arès, callie, vega. ça fonctionnera toujours comme ça. mais vega, elle s'arrête pas de vivre pour autant. elle attend pas qu'on lui tienne compagnie la nuit. elle va la chercher, pêcher, chasser. qu'ça plaise ou non. elle a presque envie de rire et ça s'entend au soupire risible qui s'échappe de ses lèvres. qu'elle vienne à l'appartement. touché. qu'elle avoue. j'viendrais voir lasko. mais pas sûr que l'ambiance soit au rendez-vous, j'suis pas certaine de pouvoir tenir des heures à causer à ta princesse. pourtant elle l'a fait, avant. bae et vega, c'était de longues discussions animées. c'était leurs visons d'un monde meilleur, d'un océan plus propre. c'était deux révoltées avant qu'elle s'fassent la guerre.

@arès adkins

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Re: j'ai dû m'tromper d'futur. (vega)

le Mar 14 Aoû - 17:26

il bosse, arès. ce soir. quand le ciel se sera déjà nettement assombri. que les quelques fêtards seront de sortie. que les touristes débouleront dans la rue principale et près de la plage pour éponger leur soif et leur envie de découverte. barman, c'était clairement pas une vocation. arès, il a juste voulu arrêter l'école assez rapidement et sans diplôme, il a prit ce qu'on lui proposait. barman dans un premier temps. ça lui a payé ses factures. il a même pu mettre de l'argent de côté. barman, ça lui a permis de faire quelques rencontres. l'genre de rencontres dont on est pas forcément très fier. mais les touristes qui passent en ville pour quelques jours, faut savoir en profiter. et dans l'domaine, il sait gérer l'gamin. son second boulot est arrivé un peu plus tard. prof de surf l'samedi. on lui aurait dis ça plus jeune, arès, il aurait ris. parce que le surf, il aime en faire, c'est une certitude. mais donner des cours, c'est autres chose. il s'dit parfois qu's'il était né ailleurs. ville éloignée de l'océan, il aurait fais tout autre chose de sa vie. peut-être même qu'il aurait fais quelque chose de grand. de beau. alors arès, il s'dit souvent qu'en plus de l'origine sociale, ils devraient aussi prévenir les gosses qu'le lieu de vie fait aussi pour l'orientation professionnelle. pour l'choix du futur métier.
la plage, c'est ça qui a dirigé sa vie au final. c'est ça qui rythme ses journées. alors c'est naturellement qu'il s'y rend. sans même spécialement le vouloir. sans même vraiment s'en rendre compte avant de se retrouver face à l'étendue bleue. à perte de vue. pieds dans le sable, affaires au sol, y'a vega à ses côtés. vega qui a toute son attention. qui attire toute son attention. qui se l'accapare sans même vraiment s'en rendre compte. ils sont dans leur bulle. arès qui s'est incrusté dans la bulle de la gamine, surtout. vega qui part dans son monde. qui balance des conneries. mais ça les fais marrer, forcément. elle ramène les obama dans leur petit monde. dans leur petite ville. et arès, il peut pas s'empêcher d'en placer une sur la cadette des obama. mignonne, forcément. un peu jeune, c'est une certitude. mais il voulait voir la réaction d'vega. arès, c'qu'il voulait, lui, c'était la voir jalouse. l'entendre lâcher une remarque cinglante, ou c'genre de truc. mais y'a rien de tout ça, elle rentre dans son jeu. tout simplement. y'a qu'cinq ans, ça passe. j'attends quelques années et ça passe. j'pense qu'elle vaut l'coup d'attendre un peu. épaules qu'il hausse avec un léger sourire. regard en coin qu'il lui lance avant de reposer son regard devant eux. observer les vagues. son bras toujours autour des épaules de vega. gamine qu'il garde près de lui. corps presque collés l'un à l'autre. contact dont profite l'gamin. parce que même si c'genre de rapprochement arrive régulièrement, ça n'va jamais plus loin. alors il s'contente de ça. juste de ça. (38) et y'a l'sujet de la colocation qui arrive. il a eu l'droit à des remarques d'tout l'monde à propos de ça. du fait qu'il les ai laissés, au final. laissés de côté au profit d'sa petite amie. l'choix semblait plutôt logique pourtant y'a quelques mois. mais l'choix n'a jamais vraiment plu. parce que la bande, elle était pas censée se séparer comme ça. il était pas censé les laisser comme ça. une colocation comme celle-ci, ils la voulait tous. tous, sans exception. mais y'a arès qui joue là-dessus. qui dit qu'il passerait plus souvent s'il était certain d'avoir une place dans l'lit de la gamine. comme avant. comme depuis tout l'temps, aussi. j'dégagerai les drôles de rencontres, y'a pas d'place pour trois dans ton lit. ils prendront leur ticket. c'est à tour de rôle. elle sait très bien qu'il s'imposerait sans aucun souci. qu'il serait réellement capable de dégager les autres squatteurs du lit d'la gamine s'il doit lui aussi y dormir un soir.
vega, elle l'pique. mais arès, il lui montre qu'elle aussi, elle a des torts. parce qu'elle aussi, elle peut venir dans son appartement, à arès. dans leur appartement, à arès et bae. elle peut venir, c'est une certitude. mais l'gamin, il serait pas serein d'les avoir dans une même pièce comme au bon vieux temps. comme y'a un peu plus d'deux ans. lazko sera content d'voir du monde j'pense. et t'en fais pas, l'ambiance est rarement au rendez-vous ces derniers temps. il avoue l'gamin. il avoue qu'ça ne va pas fort avec bae. même si c'est même plus vraiment un secret. quasiment toute la bande le sait. monty qui l'couvre. et les autres qui observent l'reste de loin. simples spectateurs d'une relation qui bat de l'aile dont l'principal fautif est arès, sans aucun doute.


@vega jashni

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Re: j'ai dû m'tromper d'futur. (vega)

le Mar 14 Aoû - 21:48

gamine, elle s'imaginait ce qu'aurait été son existence si elle était née dans un autre monde, une autre vie. vega, elle s'plaint jamais, ou tout du moins jamais en c'qui concerne son milieu social. mais, la gamine qu'elle était ça la faisait rêver de penser à ce monde qui lui échappe, à toutes ces choses qu'on octroie qu'à ce un pour cent ridicule. elle les observait de loin, ces gens aux sourires radieux. qu'ils doivent être heureux qu'elle se disait. qu'ils doivent se sentir bien. mais vega, elle a fini par comprendre. comprendre que ce qui fait le bonheur dans la vie, c'n'est pas toutes ces extravagances, ces futilités qu'on achète de billets verts. vega elle compris qu'elle était peut-être plus heureuse qu'eux finalement.
heureuse, elle l'est là, en ce moment d'une douceur qui n'a d'égal que les vidéos de pandas roux qui traînent sur le net. vega, elle a cette proximité avec les gens, ce contact facile qui ne la dérange plus. elle se comporte comme elle le sent, comme ça vient. elle réfléchi pas des masses vega, à cette image qu'elle peut donner, à c'qu'on peut penser d'elle, d'eux, quand elle se la joue proche de ses potes. et pourtant elle se doute bien, la gamine, qu'ils ont l'air d'autre chose. là, dans les bras l'un de l'autre, assis sur la plage. une putain de scène de film à l'eau rose. signé nicholas sparks. un truc qui la ferait bien vomir, vega, si ce n'était pas elle et lui, les protagonistes. dans leur monde, se mêlent délicatesse et bêtise. quand leurs bras s'entourent alors que de leurs lèvres s'échappent ces lutineries. elle n'est pas dupe, vega. avec le temps elle l'a bien compris, elle l'a bien cerné le arès et ces petits sourires sournois. ses regards en coin et sa malice mal placée. arès, il la cherche, la taquine. il la pousse à faire ressortir cette partie d'elle-même qui l'insupporte, cette gonzesse à moitié possessive qui s'veut pourtant détachée. ça s'voit dans ses prunelles farceuses, quand il évoque la dernière des obama. c'est à ça qu'elle sert alors bae ? patienter en attendant sagement que milady natasha s'pointe, tout juste majeure, la poitrine à l'air, en t'suppliant prend moi. c'est obscène, c'est cru pour une gamine à l'air docile comme vega. mais elle a la langue pendue qui débite plus vite que son esprit est capable d'traiter. et peut-être qu'au fond, y a une partie d'elle qui s'dit qu'elle aurait sans doute aimé qu'ce soit elle qui vaille le coup d'attendre. pourtant elle a pas l'ton vengeresse, vega. trop calme, trop posée dans ses manières. et c'est pareil quand elle aborde l'sujet de la colocation. y a que ses yeux pour trahir son mécontentement. comme cette petite flamme qui s'allume au fond de ces pupilles. tes actes font défaut à tes paroles. j'attends d'voir. pour l'instant j'dirais que tu parles beaucoup, mais que t'as perdu tes couilles. elle joue la carte de la provocation, vega. elle sait pourtant qu'elle devrait pas s'glisser sur ce chemin pentu. qu'il serait pas l'dernier à aller envoyer bouler le premier des cons qui squatterais la place qui lui est réservée. et tout serait sans doute bien différent s'il s'était pas entiché de bae, s'il s'était pas découvert un penchant pour le statut d'couple. s'il s'était pas installé avec elle plutôt qu'avec eux. premier pas avant qui n'lui mette la bague au doigt ? vega, elle ne prête plus trop attention à ce qu'il s'passe entre eux, ou elle n'veut juste pas voir ce qu'il s'y passe. alors elle est presque étonnée de l'entendre dire que l'ambiance elle est rarement là, chez eux. presque autant qu'elle s'retient de jubiler, la gamine. elle est pas mauvaise vega, peut-être juste un tantinet égoïste parfois. ah ... qu'elle lâche doucement, comme un murmure, comme un merde je sais pas quoi dire. c'pas le quotidien de couple ? les embrouilles, tout ça. c'est toujours un peu la merde ces histoires là. elle se surprend à s'intéresser au problème, sans doute juste parce que c'est son problème. vega, c'est sa façon d'dire, si t'as besoin je suis là. mais elle garde cet air détaché qui évoque qu'elle a pas nécessairement envie d'étaler le truc. la gamine, elle se détache de lui, se défait de son étreinte. elle s'échappe et vient se planter en tailleur juste devant lui. les mains dans les siennes, le regard vif. t'façon ça durera qu'un temps, y a natasha qui t'attend. ça s'veut moqueur, mais ça cache cette putain de vérité. celle que vega s'garde bien d'assumer. l'espoir que bae, elle soit que d'passage, qu'une passade.

@arès adkins

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Re: j'ai dû m'tromper d'futur. (vega)

le Mer 15 Aoû - 17:18

arès, il devrait remercier ses parents, au final. arès, il devrait remercier ses parents pour la vie qu'il a maintenant. c'pas la grande vie. la vie de luxe. mais c'est ça qui lui conviens. c'est ça qu'il aime. enchaîner deux boulots, c'est pas vraiment c'que la plupart des humains espèrent ou veulent. mais arès, c'est ça qui lui donne un certain équilibre dans sa vie. c'est ça qui lui permet d'bien vivre même. deux salaires qui se complètent pour lui permettre de vivre correctement. de payer chaque facture. de se permettre même quelques écarts. des sorties coûteuses. des soirées qui n'en finissent pas et la carte qui chauffe. arès, son second boulot, c'est une passion. ça allie le besoin pécuniaire à sa passion pour le surf. du deux en un. arès, il devrait remercier ses parents pour avoir grandis comme ça. pour avoir grandis dans ce cadre de vie là. pour avoir grandis dans ce cadre familial. avec des valeurs. de vraies valeurs. valeurs qu'il ruine en partie maintenant. le respect de la femme. la fidélité. il roule ces valeurs dans la boue. dans la merde même. mais là, en ce moment même, y'a rien de tout ça. y'a juste vega et lui. dans les bras l'un de l'autre. sans se soucier des autres. sans se soucier du reste du monde. sans se soucier des apparences qu'ils peuvent donner. ils sont mignons tous les deux là. les quelques passants qui leur accorde des regards doivent clairement penser qu'il s'agit d'un couple. d'un joli couple. l'genre qu'on voit que dans les films. que dans les livre. ou sur les foutues photos instagram issues d'une mise en scène constante. on dirait un jeune couple à s'taquiner. arès qui essaie d'la rendre jalouse en évoquant la dernière des obama. trop jeune. trop bien pour lui, aussi. mais elle laisse rien paraître vega. elle laisse jamais rien paraître. et ça, arès, ça l'insupporte. parce qu'il aimerait l'entendre lui dire qu'au lieu de s'intéresser à cette fille qu'il ne rencontrera jamais, il devrait se contenter de ce qu'il a sous la main. là. maintenant. elle. juste elle. mais non. ça ne sortira jamais, ça. ce qu'elle fait vega, c'est ramener bae dans la discussion. alors y'a l'nez d'arès qui se plisse doucement sous ses dires. bae réduite à une occupation l'temps que la gamine au teint chocolat soit enfin majeure. j'ai jamais dis ça. bae c'est bae. natasha, c'juste une idée un peu pourrie. son père m'casserait la gueule au moment même où je m'approcherai d'sa fille. natasha, ça n'a pas marché, pour avoir une réaction. peut-être qu'avec bae, ça fonctionnera. pourtant, il n'veut même pas s'attarder sur l'sujet. il n'veut même pas parler de bae. pas là. pas maintenant. et le sujet dévie un temps sur la colocation. sur la place d'arès dans le lit de la gamine. mais y'aura possiblement des squatteurs. des types qui essaieront de prendre sa place pour un temps. vega, elle le tacle encore. lui dit qu'il parle beaucoup mais qu'il n'agit pas. gamin qui a perdu ses couilles selon ses dires. alors il lève les yeux au ciel arès. mes couilles sont toujours en place, t'inquiète. mais c'est gentil d't'en inquiéter. on règlera ça quand j'voudrai venir me glisser dans ton lit et que quelqu'un sera déjà là.
le sujet a encore une fois changé. dévié sur les problèmes qu'il a. avec bae. problèmes de couple. ça ne regarde pas vega. ça ne regarde personne d'ailleurs. personne à part bae et arès. juste eux deux. mais il lâche l'info. l'ambiance qui n'est pas au rendez-vous à l'appartement. qu'vega soit dans l'coin ou non. parce qu'il fout tout en l'air tout seul, arès. il n'a besoin d'personne. grand garçon. elle lâche un simple ah, dans un premier temps avant de reprendre parole. il remue doucement la tête, de gauche à droite avec un léger sourire sur les lèvres malgré le sujet qui est bien loin d'être amusant. ah parce que t'y connais quelque chose aux couples, toi ? ça pourrait être balancé méchamment. réellement. ça pourrait être lâché violemment. fait pour blesser. pour faire taire l'autre. mais c'est bien loin d'être le cas. parce qu'il sourit, arès. parce que c'est lâché de manière légère. presque amusé. il s'marre de plus belle après, arès. quand elle ramène encore une fois natasha dans la conversation. j'vais pas lâcher bae pour natasha quand même. on va m'traite d'tous les noms après. j'vais passer pour l'méchant. et pour un demi pervers aussi. ah et j'me ferai casser la gueule en plus d'tout ça. bras qui quitte les épaules de vega pour se glisse au niveau de sa taille. plus à l'aise comme ça.


@vega jashni

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Re: j'ai dû m'tromper d'futur. (vega)

le Mer 15 Aoû - 18:06

elle a du mal, vega, à faire dans le sentimental, à dire ce qu'elle ressent là au fond de ses tripes quand y a son palpitant qui s'excite. elle ne sait pas mettre des mots sur ces pincements aux coeurs, ces fourmillements qui lui donneraient presque la nausée. vega, elle a grandi avec l'idée de la femme forte, indépendante. de la femme sans l'homme. sa mère, elle n'lui a jamais vraiment dit je t'aime. et la gamine elle s'est habituée à faire pareil. à bien se garder de parler, de se dévoiler. vega, elle fait constamment planer un voile de mystères. c'est pour ça qu'elle ne réagit pas comme il le voudrait arès, qu'elle se cache derrière ces absurdités qu'elle balance à la pelle, cette façon de parler crûment pour s'protéger. parce que vega, elle sait même pas ce qu'elle pense tellement c'est la pagaille dans son crâne. trop d'idées, trop d'pensées. et c'est les mot d'arès qui résonnent actuellement entre ses méninges. c'est ce putain de bae c'est bae. bae c'est bae. bae c'est bae. un écho assourdissant qui lui fait monter l'acidité à la gorge. sa mâchoire se crispe quand ses prunelles viennent se perdre dans la contemplation du sable. sentiment incontrôlable de vouloir se faire aussi petite que ces grains. elle hausse les épaules, vega, elle fait genre elle s'en fou mais ça s'sent au fond qu'elle encaisse pas totalement. parce que c'est en partie d'sa faute toute cette histoire. bae - arès, ça existerait pas si elle avait pas invité la donzelle un soir. ça et l'fait qu'elle ouvre jamais sa bouche pour dire c'qui est important. c'est clair. puis encore faut il qu'elle accepte que tu l'approches ... qu'elle concède finalement. mais c'est une autre histoire. celle d'une natasha qu'ils ne rencontreront sans doute jamais. d'une natasha qu'est pas de leur monde et qui ne s'intéresserait probablement pas à un pauvre barman des plages.
elle retrouve un peu d'sa flamme quand vient le sujet de la colocation, des types qui squatteraient sa piauler quand arès se déciderait enfin à venir y faire un tour. elle soulève pas tout d'suite toutes les connotations qu'on pourrait lire dans ses paroles. tous ces non-dits masqués derrière l'humour. mais je t'en prie. la présence de tes couilles et la possibilité pour toi d'en faire bon usage sont définitivement en haut d'mes soucis tu sais. ironie sarcastique quand on sait qu'elle se soucie de tout, d'un rien, vega. pour tous. pas vraiment pour elle. et qu'est-ce qui te fait croire que j'préfère ta compagnie à celle d'un type avec qui, au moins, je m'envoie en l'air ? sourcils arqués, vega met le doigt sur cette injustice machiste : arès qui s'tape sa copine - et peut-être d'autres meufs - et elle qui doit dire aurevoir à ses conquêtes pour qu'il puisse pieuter avec elle.
elle se sent un peu à l'ouest vega, quand ça concerne arès et bae. elle a arrêté de se soucier de leur histoire quand elle a compris que ça la rendait nerveuse à la tenir éveillée la nuit. c'est pas le genre d'trucs qu'elle a envie de détailler avec lui, mais elle l'dira pas vega. elle veut pas qu'il se sente mal avec elle, qu'il s'dise qu'il peut pas parler d'tout. elle pourrait le prendre mal, ce pic bien trouvé. mais à la place, vega elle s'marre. c'est vrai qu'elle n'y connait rien. elle a pas eu de modèle étant gamine, elle a pas vu sa mère s'remettre avec quelqu'un. puis elle même a jamais compris comment ça s'fonctionnait, comment on faisait pour s'mettre avec quelqu'un. pas occasionnellement. officiellement avec quelqu'un. alors elle hausse à nouveau les épaules, paumes de main qui remontent vers le ciel. l'air de dire, je sais pas. j'm'instruis en regardant la télé. y a toujours la meuf qui râle, le mec qui s'tire, puis ils s'retrouvent à se réconcilier sous la couette. alors bon, ça doit être ça. arès il se marre et y a son rire qui la fait sourire. mais un peu moins quand elle se rend compte que c'est assez sérieux entre eux pour qu'il veuille pas la quitter pour un pseudo fantasme, même dans leur délire. c'est là qu'elle se dit qu'elle devrait peut être se faire à l'idée vega, que ça restera comme ça maintenant. qu'y plus matière à changer la situation. t'es déjà un sacré pervers à mes yeux t'façon. regard en coin de vega qui se mêle à l'ambiance légère qu'elle essaye de conserver. ah ouais et par qui ? tu m'appelles je sors les crocs. on touche pas à la famille. elle le pense vega, qu'elle serait prête à s'foutre dans la merde, à se prendre la raclée du siècle si c'est pour protéger un de ses proches, quand bien même arès n'en ai pas besoin.

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Re: j'ai dû m'tromper d'futur. (vega)

le Jeu 16 Aoû - 17:47

arès, il a c'truc. il a cette facilité à manier les mots. à jouer sur les mots, même. mais quand il s'agit de parler sérieusement. de parler sentiments, y'a comme un blocage. arès, il a du mal à s'laisser aller à c'niveau là. à laisser les mots sacrés franchir ses lèvres. à laisser son affection transparaitre dans ses dires. lui, il préfère laisser l'tout être deviné dans ses actes. il préfère montrer son affection qu'le dire haut et fort. c'plus simple. ça s'fait plus naturellement aussi. arès, égoïste. arès qui refuse d'dire c'genre de chose mais qui rêve de les entendre. encore et encore. disque rayé qui repasserait les fameuses paroles en boucle. il essaie d'obtenir ce qu'il veut entendre, là, avec vega. il essaie de la faire réagir. essaie d'attiser une pseudo jalousie. sauf que y'a rien. rien du tout. gamine qui reste de marbre. gamine qui sait à merveille contrôler c'genre de choses. la gamine qui rentre dans l'jeu. qui joue l'jeu. qui parle de natasha. cette gamine un peu bonne, bien que franchement trop jeune, qu'ils ne rencontreront jamais. gamins cantonnés à l'observer à travers un écran ou sur un bout d'papier. pas l'même monde. clairement pas, même. sauf que y'a bae qui est ramenée dans la conversation. bae. et il joue là-dessus arès. forcément. regard rivé sur la gamine à c'moment là. et il voit. il voit la mâchoire d'vega se crisper un minimum. l'regard perdu dans l'sable. et il sourit arès. très légèrement. c'genre de sourire discret. c'genre de sourire éphémère, qu'on n'veut pas faire durer. parce qu'on n'veut pas qu'il soit réellement perçu. arès, ça lui va d'voir tout ça sans qu'elle ne s'en rende compte. sans qu'elle ne sache qu'il voit ses traits se tendre quand bae est évoqué. jalousie qui s'pointe un minimum. mais l'sujet reste sur natasha. parce que c'plus simple de parler de natasha. parce qu'il n'y aura jamais rien avec elle. parce qu'ils ne se rencontreront jamais. elle rêve déjà que je l'approche. sourire amusé aux lèvres. parce que ce n'est clairement pas l'cas. mais ça détend l'atmosphère d'balancer ça. l'atmosphère qui n'est pas spécialement tendue, jamais entre eux. mais c'est spécial.
y'a la colocation qui est abordée. cette même colocation où arès a été convié mais où il n'a pas daigné se joindre. il regrette parfois. il assume pleinement surtout. parce qu'il le faut. parce que sur l'coup, il pensait réellement que c'était une bonne idée. la meilleure. parce que c'était pour solidifier son couple. ils habitaient déjà ensemble, il n'allait pas tout quitter pour rejoindre ses potes. pas à ce moment là. même si maintenant, il le fait, chaque jour. il le fait, à chaque fois. quitte l'appartement pour rejoindre celui de ses potes. passe ses soirées là-bas. s'marre là-bas. dort même là-bas. je n'en doute aucunement. c'est l'principal souci d'la plupart des gens. tête toujours tournée vers la gamine, alors qu'elle reprend parole. sourire au bord des lèvres quand elle pose la fameuse question. qu'est-ce qui lui fait croire qu'elle préfèrerait sa compagnie à celle d'un autre type. il sait arès. il sait qu'elle préfère sa compagnie à la leur. il le sait. il le sent. moi au moins tu m'dégage pas de ton lit au petit matin. épaules qu'il hausse doucement sans perdre un seul instant son foutu sourire. et puis j'étais là avant tout ces gars. j'étais déjà dans ton lit alors qu'tes peluches prenaient la moitié du matelas et que tu portais des pyjamas hideux. arès, il aurait pu balancer quelque chose d'autre. dire qu'si elle voulait s'envoyer en l'air, ils pourraient s'arranger. mais il n'a rien dis. parce que même s'il le voudrait. même si l'idée d'balancer ces mots lui ai passé par la tête, il sait que ça passerait moyennement. il sait qu'ça serait bizarre. autant pour lui, qu'pour elle. parce que même si la perche est tendue, elle ne s'y attendrait pas. discussion qui se poursuit. problème de couple évoqué. vega qui s'y intéresse. vega qui essaie de l'aider, au moins un peu. qui essaie de le rassurer, ou un truc du genre. vega, qui n'y connait rien aux couples, qui s'y essaie. et ça, arès, il le souligne forcément. parce que c'était bien trop tentant. et la gamine, elle balance ses sources d'informations. la télé. alors arès, il s'marre. et pas qu'un peu. il peut qu'se marrer de toute façon. parce qu'elle est presque naïve à croire qu'ça s'passe réellement comme ça. qu'à la moindre dispute, tout s'résoud sous les couettes. si seulement ça pouvait être si simple. parce que ça crie. pendant des heures. parce que y'a c'froid, pendant des jours. et qu'la réconciliation n'arrive que bien après. après une bonne discussion. si seulement c'était ça. j'passerai mon temps à faire des conneries pour qu'ça s'termine comme ça alors. et il blague même pas l'gamin. c'est sûrement ça l'pire. mais arès, il dit clairement qu'il ne quitterait pas bae pour cette fameuse natasha. prétexte qu'elle soit trop jeune la cadette des obama. prétexte qu'il sera pris pour un pervers. et vega, elle balance qu'à ses yeux, il l'est déjà. arès, il laisse sa main sur sa taille, pression qu'il accentue doucement. et pourquoi ça ? j't'ai jamais rien fais. arès, il sourit quand la gamine balance qu'elle pourrait sortir les crocs pour l'défendre. c'est arès qui sert les poings pour défendre ses potes. pour défendre toute la bande. il l'a toujours fais et le fera certainement toujours. elle doit bien avoir des gardes du corps ou c'genre de trucs. et j'aimerai tellement te voir t'battre pour moi. qu'il lâche, légèrement. alors qu'il ne la laisserait jamais s'battre pour lui. parce qu'il pourrait pas rester simple observateur d'la scène.


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Re: j'ai dû m'tromper d'futur. (vega)

le Ven 17 Aoû - 19:35

vega, on a du mal à la cerner. elle, ce paradoxe ambulant, ce tissu d'humeurs, d'émotions. parce qu'elle a constamment cet air ailleurs, dans son monde où elle ne fait entrer que peu d'élus. vega, elle est imperméable. elle ne laisse rien transparaître de ce qui se trame au fond d'son être. et c'est peut-être ce qui fait son charme, d'se demander sans cesse qu'est-ce qu'elle pense. son charme, ou le grand désespoir de sa vie. parce que ne pas parler lui vaut un quotidien sans attache autre que sa famille d'coeur, celle qu'elle a choisi, ses potes. pourtant elle ressent des choses, vega, à la pelle même, à longueur de journée. des choses sur lesquelles elle a bien du mal à mettre des mots, des noms. des choses qu'elle ne connait que peu et qu'elle a bien du mal à apprivoiser. et si on la voit la tête dure, elle a ses failles. vega, qui s'contrôle pas toujours, qui laisse parfois transparaître ce qu'elle refoule. sans s'en rendre compte, sans le vouloir vraiment. vega, elle a beau chercher à garder pour elle son ressenti, elle n'peut pas toujours se montrer de marbre face à c'qui l'insupporte. et bae, elle la dérange. la gamine, elle dit plus trop rien parce qu'elle a toujours c'respect qui fait parti de ses valeurs. elle ouvre plus sa bouche pour cracher son venin, gueuler son mécontentement. au lieu d'ça, elle laisse l'eau s'accumuler dans l'vase et, quand il déborde, s'échapper un rictus tendu bien qu'éphémère. c'est comme ça qu'elle s'retrouve à fixer le sable, à cacher sa mine à arès. et c'est le regard vide qu'elle ne se rend compte de rien, du fait qu'il l'entrevoit cette partie d'elle un tant soit peu jalousie, qu'il s'met à sourire, qu'il aime ça. de ses phalanges, elle vient caresser les grains comme pour s'occuper l'esprit, se le vider et faire s'échapper ces mots qui tournent en boucle dans un cycle tortionnaire. elles sont définitivement toutes à tes pieds. petit sourire aux coins des lèvres, ses prunelles qui se redressent en direction des siennes. toutes, mais il n'y en a qu'une qui compte à c'qu'il paraît.
elle laisse transparaître son amusement, là sur sa bouche charnue. son amusement et son désespoir qu'elle révèle par ce mouvement circulaire stéréotypé d'ses yeux autour de leur orbite. arès qui s'met au centre du monde. et vega, ça la dérange pas. il est presque centre du sien finalement, lui et les autres, évidemment. mais c'qui la fait le plus réagir c'est ce qui se passe dans son lit. ou ce qui n'se passe pas. vega, elle invite pas souvent des types à la colocation, mais elle aime bien l'dire. elle s'fait inviter la plupart du temps  et elle s'fait jamais prier pour déguerpir. mais quand ça arrive, c'est vrai c'qu'il dit arès. vega, elle les garde jamais longtemps auprès d'elle. sauf peut être wade. mais c'est différent. c'est parce qu'il y a l'amitié derrière ces histoires de culs. une attache spéciale qui change la donne. parce qu'avec toi j'peux toujours négocier pour que t'aille me chercher de qui manger. le regard vif, les prunelles moqueuses, vega elle dira pas qu'c'est parce qu'elle le garde au chaud contre elle, là rien que quelques instants pour reculer l'moment où il ira retrouver sa belle. c'est qu'elle est peut être possessive dans le fond vega. c'est qu'elle aime garder les gens pour elle. elle partage, la gamine, mais elle préfère profiter d'ceux qu'elle aime, juste pour elle. parfois. puis y a arès qui la taquine, qui ressort les vieux dossiers. vega, elle fait la fausse outrée, lui donne une tape sur l'épaules, le bouscule tout en s'marrant. elle est pas crédible, la gamine, si elle voulait se montrer fâchée. j't'emmerde, j'tiens à dire que c'est confortable les grenouillères. c'est loin d'être méchant, vega, elle dit l'tout avec affection. elle pourrait lui montrer son majeur qu'ce serait toujours plein d'amour et avec respect - même si arès, il a tué l'respect. et fait par genre t'étais l'premier à prendre mes peluches pour faire le con. c'étaient des gamins à l'époque, c'était plus qu'innocent de les voir dormir ensemble. et ça l'est encore aujourd'hui dans l'fond, même s'ils ont grandis, changés. c'est toujours pareil entre eux, alors qu'ça pourrait être si différent. y a sans doute leurs étreintes qui s'voient transformées, leurs pensées qui s'éloignent de cette candeur enfantine. candeur qui squatte toujours le coeur de vega. elle dans sa naïveté des ignorants. elle y croit, vega, elle tout ce qu'elle dit sur les histoires de couples quand elle se tente à expliquer c'que vient lui raconter arès. elle y croit, à ce qu'elle a vu à la télé, persuadée que chaque film peut être une réalité. et il s'marre arès, encore, toujours, à ses dépends. vega, elle sait pas ce que c'est tout ça, d'être avec quelqu'un sérieusement, de devoir faire avec, l'garder près de soit, faire tourner la machine qu'est une relation. elle ignore tout et s'fait ses idées là où elle peut trouver sources d'informations. informations pas toujours correctes, pas toujours fidèles à la réalité du monde et de l'homme. parce que t'en fais pas des conneries tu vas me dire ? qu'elle lance, moqueuse. elle sait pas tout c'qui se trame dans sa vie, pas dans les moindres détails. elle se doute c'est tout. vega, elle va plus loin demander d'lui raconter les moindres détails de sa vie intime, et arès y a plus qu'avec bae qu'il essaye de la rendre jalouse. et ça fonctionne qu'à moitié, mais ça fonctionne un peu quand même. vega, elle lui répond qu'à ses yeux c'est déjà un pervers. pas un mauvais pervers, non, pas comme ces psychopathes qu'elle découvre une fois de plus à travers l'écran de son téléviseur. pas à moi, en tout cas. mais à d'autres ... ça pourrait sonner comme une reproche ce qu'elle lui dit là. ça pourrait lui dire qu'y en a toujours eu que pour les autres de ce côté là. mais c'est pas comme ça entre eux, c'est plus léger. ouais c'est bien l'genre des filles à papa qu'ont d'la thune, ça. les gardes du corps, j'te les amadoue quand tu veux. vega, elle a ce grand sourire qui veut tout dire, ses yeux qui le fixent et les sourcils qui s'arquent. me battre pour ta protection ok, me battre pour toi ... c'est autre chose. elle saisit cette perche qu'elle lui tend vega, elle la saisit et donne un grand coup d'bâton. rentre dans l'jeu, une fois de plus. toujours hilare.

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Re: j'ai dû m'tromper d'futur. (vega)

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