OUVERTURE DU FORUM LE 11/08/18

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the roof constellation. (ash)

le Sam 11 Aoû - 17:37
@ash wolf
T'étais pas revenue ici depuis un moment mais t'en avais ressenti le besoin ce matin en te levant. T'étais passée dans une de ces librairies de Mission District que tu chérissais tant, t'avais passé les doigts sur la tranche d'un de ses bouquins. Ash. Ça t'avait un peu donné la nausée, t'étais repartie avec un livre de Maupassant, Une vie, un de tes premiers émois littéraires alors que t'étais qu'une gamine de douze ans. T'as toujours aimé ce bouquin. La vie catastrophique de cette pauvre Jeanne, tombée amoureuse du mauvais type. Ça te parlait plus que jamais.
T'étais entrée en catimini dans le hall de l'immeuble et t'étais montée jusqu'au toit. Tu sais pas pourquoi t'avais décidé de prendre les escaliers, comme pour te donner l'impression d'avoir mérité d'arriver en haut. A croire que tout ce qui pouvait te foutre un peu plus mal était bon à prendre. La douleur physique effaçait le reste. T'étais arrivée essoufflée mais entière. Entière comme tu pouvais encore l'être. Et t'étais allée t'installer tranquillement, assise en tailleur, ton sac à côté de toi, Guy de Maupassant sous tes yeux. T'as pris une longue inspiration et t'as fermé les yeux pour te vider totalement de toute onde négative. Et t'avais finalement ouvert le livre.
Tu ne sais pas exactement combien de minutes se sont passées quand t'as entendu la porte du toit s'ouvrir, mais tu n'y as pas trop prêté attention, c'est seulement quand t'as entendu des pas que tu t'es retournée.
T'as cru halluciner.
Ash se tenait à 15 mètres de toi. Tu l'as regardé. T'étais pas bien sûre de ce que tu voyais. T'as posé sur lui un regard lourd, sans vraiment t'en rendre compte, t'essayais de déceler s'il était réel. Il était putain de réel. Ca t'a soulevé le coeur jusqu'à te bloquer totalement la gorge. Tu le fixais sans dire un truc, t'étais bien incapable de trouver quoi dire. Tu savais pas si t'étais heureuse ou en colère, ça se mélangeait dans ton esprit.
T'as retourné ton attention vers ton livre pour y puiser la force de dire un truc, tu dévisageais les lettres imprimées avec tant de force qu'elles auraient pu se décoller du papier. T'étais absolument pas prête à vivre ce moment là maintenant. Le revoir. Lui parler. Que faire ? T'avais envie de lui taper dessus, de pleurer, de l'insulter. Ce traître qui t'avait abandonné. Finalement t'as posé le livre et tu t'es levée. T'étais décidée à te barrer alors t'as tracé vers la porte et quand t'as tiré sur la poignée, t'as entendu le loquet à l'intérieur se bloquer. T'as tiré un peu plus fort, ça a vraiment commencé à t'énerver. C'était vraiment une putain de mauvaise blague. Alors tu t'es retournée vers lui, en colère et t'as croisé les bras. T'avais toujours pas dit un mot. Tu le regardais avec insistance. T'es restée là, bloquée.



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Re: the roof constellation. (ash)

le Sam 11 Aoû - 20:14
les images de la veille se superposent contre ses rétines floutées par trop d'alcool(s) au rythme de la main câline qui assiège déjà son dos. bordel. c'est quoi ce putain de bordel ? ash ne fait jamais ça. étirer les nuits fauves jusqu'au zénith, sombrer dans le lit d'un-e autre et s'infliger les lendemains qui déchantent. la moitié du règne animal s'en donne à coeur joie contre son encéphale, gueule de bois oblige, et il peine à retrouver le fil de sa soirée et à comprendre combien elle a pu merder à ce point. jusqu'aux phalanges colonisant son épiderme sans autorisation. ash se dérobe au contact qui crame sa peau et glisse sans douceur hors du lit aux draps froissés à la recherche de ses fringues. la fille ronronne un "reste" et il darde sur ses traits un regard indifférent, déjà ailleurs. comme si elle était transparente, comme s'il ne la distinguait même pas dans la pièce pourtant baignée de lumière. il s'en souvient. une cascade de cheveux roux capable d'aveugler l'obscurité et une gaucherie presque sensuelle dans sa façon désarticulée de danser. pas pour séduire, pas pour presser ses courbes banales contre un corps de braise. cette fille, elle dansait juste pour elle, maladroite et même pas bonne. et ça avait suffi. ça avait suffi pour lui donner envie d'esquinter ses reins, de crisper un poing dans ses mèches fauves. la suite est floue. désordonnée. sans saveur dans ses souvenirs. un ballet mécanique trop souvent répété, guidé par l'alcool et les pensées moroses. une danse inutile, qui perd ses charmes une fois les souvenirs dissous par les rayons du soleil.
avec un mépris glacé, il enfile ses fringues semées partout, celles qui sentent encore la clope et les mauvaises décisions, dans un silence de plomb. le doux soprano s'élève encore, avec une faible conviction. elle a compris. elle a compris mais s'inflige tout de même ce vaudeville inutile : "je pourrai ..." entame-t-elle laborieusement, stoppée net par ses mots couteaux à lui, qui n'épargnent pas. jamais. tu pourrais surtout nous épargner ça. la dureté sardonique de son timbre claque comme un fouet contre sa peau nue constellée de tâches de rousseur et elle esquisse un sourire fauché qui lui donne envie de se gerber. son "ok" désolé a le goût d'une gifle et il prétend se marrer ash. il esquisse un sourire canaille, comme une dernière provocation, et se taille de là avec un calme olympien.
et pourtant c'est le bordel à l'intérieur. la migraine qui saccage ses réflexions et l'envie de clope qui le tiraille l'entraînent à avaler les étages plutôt qu'à rejoindre la terre ferme. il étouffe ash. dans sa chemise froissée de la veille, dans son bomber en cuir de sale hipster, sous sa peau qui porte encore les effluves d'une autre. il ravale le spleen au bord des lèvres qui menace de l'engloutir, espère respirer plus librement sur le toit et ... sent la vie se figer, revenir vers lui dans un fluide contagieux et disparaître en même temps. c'est le chaos et le speen difficilement ravalé vient l'engloutir, le frapper comme une putain de vague glacée. elle est là. elle est là et ça n'a aucun sens, elle est là et ash est incapable d'esquisser le moindre mouvement, lui l'arrogance incarnée. sa réalité refuse de coïncider avec celle-ci, le plus beau et terrifiant des anachronismes. ash coule sur elle ses prunelles sombres encore engorgées de la veille, mélange de férocité et de totale dévotion. il se nourrit d'un visage délesté de l'emprise de la mort, redécouvre sa silhouette qu'il rêve d'étreindre jusqu'à la briser. mais il n'en fait rien, laissant son regard pesant glisser sur elle sans un geste. c'est elle qui s'anime, elle qui fuit comme une petite conne effarouchée, une héroïne de jane austen.
et putain, l'idée de la voir s'évanouir derrière cette porte, mirage si aisément balayé, lui est insupportable. alors en dépit de tout ce qui en lui peine à s'articuler, il s'anime et la rejoint. empêche la de partir putain. c'est la seule litanie capable de s'imprimer dans sa cervelle imbibée d'alcool et de mauvais choix, de vices et d'une détresse sourde. elle s'active contre la porte et comme dans un mauvais film, un roman de gare médiocre, elle refuse de s'ouvrir, abandonnant les fauves en cages et la mélodie lancinante des amours déçus. bordel ce qu'elle est belle, divine en héroïne tragique et bafouée incapable de balancer les mots épineux qu'elle rêve pourtant de lui asséner. bordel ce qu'il pourrait tomber à genoux devant elle, bâillonner ego et dignité et crever à ses pieds ... s'il ne devait pas la protéger de lui, préserver ce qui pouvait encore l'être, elle passée si près du point final pour avoir voulu voler trop près du soleil. bordel sloane ... les mots crèvent dans sa gorge à force de s'y presser et chaque atome qui le compose rêve de rencontrer les siens, de venir cramer son épiderme, respirer sa peau. la distance qu'il maintient farouchement entre eux est une souffrance. physique. palpable. un manque qui gronde dans son ventre et alimente la rage suffocante de ses entrailles. mais ash se verrouille, s'interdit un geste. il cherche une clope dans sa veste, l'allume avec un empressement de camé et serre en poing les phalanges qui rêvent d'empoigner, de caresser. t'as bonne mine. le désintérêt feint, l'indifférence comme bouclier contre les sentiments qui l'assiègent et sa volonté qui vacille lorsqu'elle est près de lui. ash tire longuement sur sa cigarette pour éviter le naufrage et son envie (non, son besoin) de tout oublier, la descente aux enfers en premier lieu, l'influence fantôme et son corps désincarné sur un lit d’hôpital, pour fondre sur elle et dévorer sa bouche.



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Re: the roof constellation. (ash)

le Sam 11 Aoû - 20:42
C'est comme si tu l'avais senti ce matin en te levant, t'as le sentiment qu'une force supérieure a provoqué cette rencontre, une putain de mauvaise blague du destin, l'univers qui te teste. T'as le coeur en miettes, le voir te file la nausée et tu t'efforces de pas craquer, de pas péter un plomb tout de suite, de t'effondrer comme l'être misérable que t'es. Tu te rappelles encore trop bien des jours qui passent dans ton lit d'hôpital, t'attendais qu'il vienne, tu l'imaginais toquant à la porte ou assis à tes côtés à ton réveil. T'y as cru jusqu'à la fin même si on te répétait que c'était fini. Qu'il ne viendrait pas. Chaque minute était une heure de souffrance interminable, désespérante et sans issue, tu t'y plongeais avec un optimisme insensé, puis t'as fini par te mettre en colère. A la longue t'as trouvé ça vexant, tu te disais que putain, c'était plus du tout marrant, mais Ash n'avait aucune envie de rire. Il n'avait même pas envie de te voir. Il avait quitté ton monde au moment où t'avais le plus besoin de quelqu'un.
Maintenant qu'il est là en face de toi, tu le fixes avec colère, t'as les poings qui se serrent, bordel sloane, c'est tout ce qu'il dit pour le moment, et toi t'as la furieuse envie de lui péter le nez qui commence à te titiller. Tes bras découverts sont croisés sur ta poitrine, tu te braques, et il s'allume une cigarette. Tu le regardes et tu vois qu'il n'a pas l'air en très bon état, tu reconnais sa tête des mauvais jours, sa tête des lendemains de soirée difficile. Tu peux pas t'empêcher de te demander avec qui il l'a passé, cette soirée, si il a pris son odeur ou simplement du plaisir, t'aurais aimé que ça se passe autrement, vos retrouvailles. T'as toujours imaginé ça avec un romantisme à gerber. Finalement dans ta colère t'es heureuse qu'il ait l'air si minable. Ça te facilitera peut-être un peu la tâche.
- T'as bonne mine, dit-il avec détachement.
Tu sais pas si tu dois le gifler ou rester de marbre. T'as jamais vraiment été capable de feindre l'indifférence, t'as toujours été bien trop émotive pour ça. Lui, tu le sais, il avait ce pouvoir là, garder son calme dans les pires moments, afficher un sourire de façade, une forme d'arrogance digne. A ses côtés tu te sentais invincible, il te protégeait du monde, tu pouvais être qui tu voulais puisqu'il t'aimait. A présent c'était différent.
- J'peux pas t'en dire autant, tu souffles, tu te gênes pas de le dévisager de haut en bas et tu t'écartes de la porte. Tu te résignes un peu mais t'arrives à garder la face. Tu te démontes pas. Pas tout de suite. Tu sais que dans cette histoire c'est pas à toi de te jeter à ses pieds. Tu soupires et ton regard s'adoucit un peu même si tu restes sur la défensive.
- Tu peux pomper sur ta clope autant que tu veux, ça fera pas disparaître l'odeur de cul... tu le railles, roules des yeux, ça t'amuse presque. Tu t'éloignes, fait quelques pas pour revenir où t'étais installée au début, où ton bouquin t'attends, et tu t'assois en tailleur. Cette fois tu plonges ton regard vers Long Beach, tu te noies un peu dans les briques et les rues sinueuses, dans le bruit sourd du bas de la rue, à peine audible de votre perchoir. C'est à ton tour de t'allumer une cigarette. Tu sors de ton sac le paquet blanc Marlboro Light et t'enflammes l’extrémité d'une tige. Tu tournes la tête vers lui, tu le regardes clope au bec, ta main en visière sur ton front. Pour l'instant vous êtes coincés là tous les deux. Va falloir faire avec.
- T'as passé une bonne soirée ?
Tu lui demandes ça comme si tu le revoyais après deux jours d'absence, comme la suite d'une conversation à peine commencée, après un "salut, ça va?" banale. Pour l'instant t'essayes de garder le contrôle et détourner la conversation sur lui est le meilleur moyen pour le faire.



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Re: the roof constellation. (ash)

le Dim 12 Aoû - 16:31
écorché vif.
jamais une simple métaphore ne lui a semblé aussi palpable, sous les opales électrisantes et colériques de son amour. c'est ça, exactement ça, songe-t-il en se raccrochant aux mots pour ne pas sombrer tout à fait. il n'est pas à fleur de peau, non, il a les chairs à nu, les plaies béantes et sloane comme sel versé à s'en cramer la peau. sloane et son regard de braise qui lui crucifie le coeur, sloane et ses putains d'opales immenses trop faciles à déchiffrer, sloane là, bien vivante devant lui et d'un coup, ça fait sens. il l'a cherchée, ash. instinctivement, sans le réaliser tout à fait, il a choisi long beach comme tombeau, d'en finir là où tout avait commencé entre eux, là où il l'a rencontrée, elle, se détachant d'une foule d'anonymes lors d'une signature convenue. et même trois années plus tard, le charme n'est pas rompu. il n'y a qu'elle pour se tatouer contre ses rétines. la baise de la veille, la pipe de ce matin, les supplications de cette fille pour prolonger un peu l'extase ? oubliées, évaporées, noyées entre les lèvres charnues de sloane. elle est plus belle que dans ses souvenirs, réduite à peau de chagrin dans un lit d'hôpital. elle est si belle qu'il ose à peine s'approcher, conscient que son ombre sur son épiderme la souillerait à nouveau.
malgré ce qui le ronge à l'intérieur, ash se drape dans son arrogance létale, conserve la neutralité de ses traits taillée comme une arme et esquisse un sourire canaille en coin lorsqu'elle lui balance qu'il a mauvaise mine. si elle savait, putain. si elle savait qu'il ne pense qu'à elle, qu'elle hante chacune de ses respirations. si elle savait que les regrets écrasent en permanence sa cage thoracique et attisent une rage noire, une colère contre lui-même qui s'abat pourtant sur son entourage. ash, il s'en veut. pas d'être parti, c'était nécessaire, la preuve ? elle est vivante, elle a les joues rebondies et le teint de pêche. elle vit mieux loin de lui, c'est l'évidence. non, il regrette d'avoir un jour voulu la posséder, d'avoir cédé à nouveau aux sirènes d'une relation exclusive, là où son influence macabre peut s'épanouir, tisser sa toile et nécroser les palpitants. il regrette de l'avoir aimée jusqu'à l'esquinter là où il aurait dû se contenter de la sauter. un orgasme, peut-être deux, et ça repart. elle n'aurait pas vécu la descente aux enfers, il ne serait pas devenu lucifer. alors entre deux maux, il choisit le moins pire. l'indifférence, le sarcasme au bout de la langue et une pointe de cruauté pour l'éloigner pour de bon. et tant pis s'il en crève, si elle peut enfin s'envoler. pourquoi j'assumerais pas d'avoir baisé, c'est pas comme si j'étais maqué. il hausse les épaules, faussement fier de sa logique de salaud qui s'ignore et maltraite sa clope comme un forcené pour s'empêcher de dégueuler tout ce qui fait mal pour venir mourir contre son sein. mais lui, il n'est pas un gentleman lobotimisé d'un roman de jane austen. c'est un môme de rien qui n'a rien connu d'autre que la rue et les abandons et putain, la douleur ça se calfeutre, ça s'enferme et ça s'oublie parce qu'il faut serrer les dents et avancer. penser à sa gueule et continuer. il a toujours agi ainsi ash, sauf deux fois. deux exceptions ayant résulté en deux balafres à vif. alors sloane, il l'aime encore, il l'aime toujours mais il n'a rien à lui offrir. une carrière en plein naufrage, un compte en banque en apnée sous ses dépenses futiles pour se maintenir à flots et une encéphale chaotique enfermé dans une spirale (auto) destructrice.
elle s'éloigne et ash écrase sa clope sous son talon, le crâne en étau et les poings qui le démangent. il la suit du regard, la regarde feindre une énième plongée dans son livre comme si elle pouvait l'oublier, ce fantôme à deux pas. sloane, à la carte aux trésors tatouée sur ses traits prétend de mieux en mieux et ça aussi, c'est sans doute sa faute. à force de vriller à ses côtés, elle a développé ses pires travers, par mimétisme. putain. il a des envies de destruction, ash, le besoin de se crever les chairs pour y déverser toute la haine, la colère qui l'étrangle à l'intérieur. il a soif de baise ou de carnage, peut-être bien des deux et ce besoin organique, pressant, se décuple jusqu'à électriser la pulpe de ses doigts quand le timbre feutré de sloane s'élève à nouveau pour balancer des futilités nauséabondes. ouais. qu'il crache du bout des lèvres dans un odieux mensonge. la bonne réponse c'est non. non j'ai passé une soirée merdique, et elles le sont toutes depuis que je suis parti, depuis que je t'ai vue crever sous la poudreuse. la vérité c'est que je ne sais pas fonctionner sans toi et que je me flingue à essayer. mais bien sûr, aucun mot ne s'échappe. ash est en contrôle, toujours, illusionniste habitué à polir ses armes, à affûter ses mauvais côtés jusqu'à les rendre tranchants dans un mécanisme de protection qui finit toujours par le blesser. et puis finalement, ça en est trop. peut-être est-ce l'alcool qui s'échappe douloureusement de ses veines, la nonchalance de sloane qui ne devrait être que sienne. peut-être que c'est l'envie de plonger, d'étirer un peu les nuits fauves mais il gomme la distance entre eux. s'avance à pas lestes jusqu'à la silhouette tant désirée pour la dominer de toute sa hauteur. j'vois pas ce que ça peut te foutre mais puisque tu veux tout savoir, j'ai passé une soirée merdique. c'est la première vérité, balancée avec une affabilité juste là pour railler. contente ? il se contient ash, muselle ses démons et s'empêche d'imploser tout à fait. de jeter son putain de bouquin dans le vide, d'imprimer sa peau ses sous doigts, sous ses lèvres, de vérifier qu'elle est vraiment là, vivante, brûlante, palpitante contre lui. il ignore s'il a envie de la brutaliser ou de la vénérer parce que sloane, elle est suffisamment détraquée pour envoyer des signaux mixtes, donner envie de gueuler et de baiser à la fois et bordel, même ça, ses airs de petite conne, ça lui avait manqué.



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Re: the roof constellation. (ash)

le Mar 14 Aoû - 14:58
Tes railleries rebondissent sur lui sans aucun effet, aujourd'hui quand tu le vois, et depuis qu'il est parti, tu doutes de tout ce que vous avez pu vivre ensemble, tu te dis que ton amour lui a rebondi dessus tout pareil, qu'il en a rien eu à foutre du début à la fin, parce qu'il s'il t'avait aimé un petit peu il aurait pas fait les choses de cette façon. Ça te console de penser ça, tu peux rejeter totalement la faute sur lui. C'est de sa faute puisqu'il ne t'a pas aimé comme il le prétendait. Il n'a fait que te mentir et toi t'as cru à tout ça. Tu t'es fait manipuler. Et pourtant, cette version de l'histoire ne te satisfait pas vraiment, tu refuses de croire qu'il t'ait monté la tête et que t'ais pu être aussi conne, t'essayes de trouver un semblant de vérité dans vos rapports. Une ombre d'amour caché dans les recoins de cette maison en flamme.
- Pourquoi j'assumerais pas d'avoir baisé, c'est pas comme si j'étais maqué, rétorque-t-il pour te blesser, tu le sais. Pour te faire comprendre que tu n'es plus dans sa vie, comme si t'avais pas compris. Ça te fait rouler des yeux, ça t'arrache presque un sourire. Ça te fait bien rire cette comédie, mais tu bouillonnes et tu sais que ça peut déraper sur un seul mot.
Tu ne reprends pas vraiment ta lecture, tu fais mine de t'y intéresser, de l'ignorer un peu, mais tu joues la banalité, tu sais que ça va l'énerver que tu le prennes comme ça, tu comptes pas le remettre sur un piédestal de sitôt, c'est trop tard maintenant. Il s'approche, tu lèves ton minois, tu l'observes, tes yeux coulent sur lui avec curiosité, et ses mots t'étonnent encore plus, t'agacent aussi :
-  J'vois pas ce que ça peut te foutre mais puisque tu veux tout savoir, j'ai passé une soirée merdique.
Tu te lèves pour lui faire face, même s'il te domine toujours, t'as pas peur de le regarder dans les yeux, de laisser l'intensité de tes opales l'affronter.
- Contente ?
Ta main s'élève trop vite, atteint sa pommette comme une lame, t'as même pas eu le temps d'y réfléchir, tes nerfs ont lâché l'espace d'un instant, trop hâtivement, c'était déjà trop tard, t'avais les doigts qui te brûlaient et alors que ça aurait du te soulager, tu te sens encore plus tendue qu'avant. Il peut bien te pousser dans le vide si ça le chante, t'es trop en colère pour réfléchir à ce qui peut t'arriver.
- T'es tellement décevant, Ash. Tu crois que tu peux te pavaner devant moi en me faisant passer pour celle qui en a rien à foutre alors que le meilleur ici, le Roi HORS CATEGORIE en la matière c'est toi ?
Tu ricanes, parce que oui, finalement, ça te fait bien rire cette histoire, qu'il ose se la jouer " qu'est-ce que t'en as à foutre " après ce qu'il t'a fait.
- J'espère que l'idée que j'en ai rien à foutre t'aide à te regarder en face parce que c'est sûrement la seule chose qui peut consoler une petite merde comme toi et te permettre de continuer à bander assez fort pour baiser des petites connes.
T'aurais tellement aimé que ça se passe autrement. Mais tellement. Ça te tue. Ça te brûle de l'intérieur. Chaque fois que t'y penses, et là maintenant, alors que tu l'as en face de toi, t'aurais aimé le voir chialer, se fondre en excuse, te demander de le pardonner, qu'il s'aplatisse, ou bien qu'il disparaisse tout simplement, pas qu'il revienne pointer sa gueule à Long Beach. Pourquoi ? Pourquoi revenir ici ? C'est ici que tu t'es exilé après que t'ais décidé de quitter ta famille, c'est ton chez toi, ta ville, il n'a absolument rien à y foutre. Il aurait pu au moins te laisser ça. Il a décidé de te pourrir la vie encore un peu plus, te quitter n'était pas suffisant.
Tu te recules un peu, tes poings sont tellement serrés que tu sens tes ongles s'enfoncer dans ta peau mais cette douleur là n'est pas assez forte pour te distraire, tu concentres toute ta colère sur lui.

@Ash Wolf



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Re: the roof constellation. (ash)

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